Grossesse

Récit d’accouchement partie 2: Naissance de mon deuxième bébé, par déclenchement et sans épidurale

Dans la première partie de cet article, je vous ai raconté comment s’est passée la naissance de ma fille Raphaëlle, en 2016. Voici maintenant le récit de mon deuxième accouchement, qui a eu lieu le 2 mars dernier!

Naissance de Thomas, le 2 mars 2019

Nous avions rendez vous à l’hôpital à 7h le matin de ma 39è semaine de grossesse. Ça me rassurait beaucoup d’avoir un déclenchement, parce que j’habite à plus de 45 minutes du centre hospitalier où je devais accoucher, et que j’avais peur de devoir partir sur l’heure du trafic et d’avoir plein de contractions dans l’auto.

La veille au soir, nous avons amené Raphaëlle chez ma mère, puis nous avons profité d’un bon repas au restaurant en amoureux. J’étais contente de sortir de la maison parce que ça me changeait les idées, m’empêchant de trop stresser à cause de mon accouchement. Après le repas, nous sommes retournés à la maison, question d’essayer d’emmagasiner le plus d’heures de sommeil possible. Je n’ai pas très bien dormi cette nuit-là, mais au moins je me suis reposée.

Au petit matin, nous sommes partis pour l’hôpital. J’étais assez sereine. C’était un samedi, les routes étaient super calmes. Sur tout l’étage, on était seulement deux à accoucher, alors que les deux jours d’avant, c’était la folie, parait-il. À mon arrivée, j’ai remis mes cartes à l’accueil, puis on a appelé l’infirmière qui serait en charge de m’accueillir. On m’a fait mettre une jaquette d’hôpital, répondre à quelques questions, la classique prise de sang (ouch, je ne suis pas tombée sur une douce, j’ai encore un bleu deux semaines plus tard)!

Quelques minutes plus tard, la résidente en obstétrique est venue me voir afin qu’on discute de la façon dont allait se faire mon déclenchement. Comme mon col était ouvert à 2 centimètres, mon médecin m’avait dit qu’on pourrait peut-être directement rompre les membranes (la poche des eaux), mais le moment venu, mon col n’était pas favorable, donc on devait le faire mûrir un peu. J’avais déjà laissé savoir que je voulais un accouchement le plus naturel possible malgré le déclenchement, et que je détestais les solutés. On m’a d’abord proposé de m’installer un petit balonnet, mais après réflexion, on a opté une sorte de gel. Cette fois, ce n’était pas du Cervidil, parce que ce médicament est connu pour avoir une durée d’action de 12 heures. Je ne me souviens pas du nom du médicament qu’on m’a mis, mais il avait une efficacité de 6 heures.

Vers 9h, j’étais donc installée dans mon lit, sans cathéter et sans douleur. J’ai attendu, et après environ 30 minutes, j’ai commencé à sentir de toutes petites contractions. J’étais alors sur le “monitoring” où on allait suivre le coeur du bébé pendant une heure. Très progressivement, les contractions se sont rapprochées, mais elles n’étaient pas très douloureuses. Après une heure, on m’a enlevé le tracé et je suis allée marcher avec mon conjoint sur l’étage. Je n’avais pas très mal, mais je sentais que la tête du bébé appuyait de plus en plus fort sur mon col. J’était bien contente parce que j’avais l’impression que ça travaillait, sans que je souffre!

Photo prise à 10h49, soit 2h avant la naissance de Thomas.

Vers 11h (ou un peu après je ne me souviens pas très bien), on m’a examinée et j’étais ouverte à 4 centimètres. On a alors percé mes eaux. Ça n’a pas fait mal, ça faisait juste couler chaud entre mes cuisses.

À partir de ce moment, le travail a commencé pour vrai! Les contractions se rapprochaient, elles devenaient intenses et de plus en plus douloureuses. Je me suis assise sur le ballon pendant un bon moment et mon amoureux appuyait sur les points de pression au bas de mon dos à chaque contraction. Toutes les deux ou trois contractions, j’avais envie de pipi, ce qui m’obligeait à me lever, et c’était assez désagréable. À un certain point, je n’en pouvais plus d’être sur le ballon et j’ai fait venir l’infirmière pour être examinée. C’était une infirmière qui venait tout juste d’être embauchée, donc elle n’avait pas beaucoup d’expérience. Il a fallu que j’insiste pour qu’elle fasse venir la résidente. À son arrivée, j’étais ouverte à 7 centimètres. Ça commençait à faire vraiment mal, alors j’ai demandé si selon elle j’en avais encore pour longtemps. Ma question était un peu naïve, je savais bien qu’elle ne pouvait pas lire dans l’avenir. Je pense que je la posais surtout pour me rassurer! Elle m’a alors dit que si je voulais l’épidurale, c’était ma dernière chance. J’ai dit oui, mais je n’avais aucune idée comment j’allais arriver à rester immobile le temps de l’installer, puisque à ce moment-là, la douleur était juste intolérable. Au même moment, j’ai senti pousser très fort. Comme je venais d’être examinée et que j’étais ouverte à 7/10 centimètres, la résidente ne se doutait pas que bébé était si près d’arriver. C’est mon amoureux qui a vu du liquide sortir qui lui a demandé de regarder. Sans que j’aies eu le temps de m’en apercevoir, la tête de bébé était sortie. L’instant suivant, c’était tout son corps. Je n’ai pas eu le temps de pousser, c’était un peu fou! Bébé est né à 12h49.

Si j’avais su que bébé était si près d’arriver, j’aurais mieux compris l’intensité des douleurs de la fin. Puisque j’en avais aucune idée, j’ai un peu paniqué à l’idée d’endurer ça pendant de longues minutes. Finalement, tout s’est bien terminé, et bébé allait bien. Comme il avait un faible poids pour son âge gestationnel (6 livres 4 pour 39 semaines), ils ont vérifié sa glycémie pendant deux jours, mais tout allait bien.

Je m’en suis donc sortie sans épidurale, sans déchirure et avec un beau bébé en santé. Maintenant que j’ai vécu l’accouchement avec et sans péridurale, je pense que si j’ai un autre enfant et que tout se passe bien, je ne la prendrais pas. Je me suis sentie beaucoup mieux en post-partum et quelques minutes après la naissance, je pouvais marcher et j’étais super en forme!

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