Grossesse

Récit d’accouchement, partie 1: Naissance de mon premier bébé, par déclenchement et avec épidurale

Le 2 mars dernier, je donnais naissance à notre petit Thomas. C’était mon deuxième accouchement et on m’avait planifié un déclenchement à 39 semaines de grossesse (parce que je prends des anticoagulants). J’ai remarqué qu’autour de moi, lorsque je parle de déclenchement, ce sont des sentiments plus négatifs qui surgissent. Peur que ça fasse plus mal, déception parce que l’accouchement est médicalisé et que le travail ne commence pas de façon naturelle. C’est vrai que ça doit être vraiment bien d’avoir la chance de vivre un accouchement complètement naturel, mais comme je n’aurai jamais cette chance, j’ai décidé de voir le bon côté des choses! Lorsque je regarde en arrière, je considère que j’ai eu deux très beaux accouchements, et j’ai envie de vous en parler en espérant encourager les futures mamans qui s’apprêtent à vivre leur propre expérience. Il faut toutefois garder en tête que tous les accouchements sont différents, et que votre accouchement sera certainement très différent des miens!

Dans ce premier texte, je vais vous faire le récit de la naissance de ma fille, qui a maintenant 2 ans et demi. La deuxième partie de mon texte parlera de mon deuxième accouchement, qui a eu lieu le 2 mars dernier. Vous verrez que j’ai eu deux expériences très différentes!

La naissance de Raphaëlle, le 26 août 2016

J’ai été admise à l’hôpital le 25 août à 19h. Après avoir eu une prise de sang et répondu à quelques questions, on m’a inséré un Cervidil dans le col de l’utérus. Comme mon col n’était ouvert qu’à un centimètre, le plan était de le faire mûrir pendant toute la nuit (12h), pour qu’au matin, on débute mon déclenchement, probablement avec de l’Ocytocine (intraveineux).

Contre toute attente, le Cervidil a eu un effet super actif sur mon col et je suis entrée en travail dans l’heure qui a suivi son installation. Les contractions étaient rapprochées et assez intenses dès le début, et vers 4h du matin, je perdais mes eaux (j’ai fissuré naturellement). On m’a alors retiré le tampon de Cervidil, puis je suis allée dans le bain tourbillon. J’y suis restée environ une heure, jusqu’à ce que j’aies trop mal et que j’aies besoin de savoir où en était le travail. J’étais alors ouverte à 4 centimètres. On m’a offert de prendre l’épidurale, ce que j’ai accepté, puisque je commençais à avoir du mal à gérer mes contractions. On m’a alors installé un soluté, puis l’anesthésiste est arrivé. Le temps d’installer l’épidurale, j’étais ouverte à 9 centimètres. Il était environ 7h.

Comme il n’y avait pas de médecin disponible au moment où j’étais prête à pousser (ça c’est la partie qui m’a le plus déçue de mon accouchement), on m’a annoncé qu’on allait faire ce qu’on appelle du “late pushing”. C’est quand on laisse le bébé descendre doucement, et qu’on commence seulement à pousser une fois que la tête est bien basse.

Un peu avant 8h, les poussées ont commencé. À 8h08, ma Raphaëlle était dans mes bras. J’ai eu deux ou trois petits points de suture puisque j’avais déchiré au deuxième degré. Rien de bien grave, et comme j’étais sous péridurale, je n’ai pas eu besoin d’anesthésie supplémentaire.

3 jours de vie

Alors voilà le récit en version très abrégée de mon premier accouchement, qui n’a rien du tout d’une histoire d’horreur, comme vous pouvez voir! Les seules petits ennuis que j’ai eus étaient liés au fait que je ne pouvais pas du tout marcher pour soulager la douleur, parce que malgré le fait que je prenais des anticoagulants toute ma grossesse, j’ai fait une phlébite à la fin.

Mon deuxième accouchement a été très différent. D’autres méthodes ont été utilisées pour activer le travail, qui été beaucoup moins long. Cette fois, j’ai accouché sans épidurale, et j’ai utilisé des méthodes de gestion de la douleur plus efficaces. Je vous raconte tout ça dans la deuxième partie de mon article!

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