Lettre à mon bébé, à l’aube de mon retour au travail

Ma fille, je t’aime si fort! J’aime ton beau sourire, caresser tes cheveux et te serrer dans mes bras. Tu me fais des bisous et des câlins tous les jours et ça réchauffe mon cœur de maman. Tu fais parfois des petits caprices, et tu as le don de nous amadouer avec ton air de pitié. Tous les moments qu’on passe ensemble sont des instants que je voudrais figer dans le temps, tellement j’aime ta compagnie.

Ta petite face quand on te dit non, c’est si dur de te résister!

Nous avons passé les treize premiers mois de ta vie toutes les deux, dans notre cocon. On se réveillait collées au chaud, et on prenait tout le temps qu’il fallait pour que je te réconforte et t’allaite avant de commencer la journée. J’aurais voulu que ça dure toujours, ces moments si doux. J’ai même pensé devenir maman à la maison pour t’avoir pour moi toute seule. J’avais mal à l’idée de t’envoyer à la garderie, à l’idée qu’une autre passe ses journées en ta compagnie, qu’une autre change tes couches et te console quand tu as de la peine.

Le temps a passé, tu as grandi et tu es devenue avide de découvrir le monde qui t’entoure. Les autres enfants te fascinent depuis que tu es toute petite, surtout les plus vieux. Chaque fois que je te voyais essayer de les suivre ou de les imiter, je me sentais un peu coupable de te priver d’évoluer dans un milieu plein d’enfants. Chez nous, il n’y avait que toi et moi, et je sentais que tu avais besoin de voir le monde. On a donc commencé à t’envoyer dans une garderie en milieu familial, à deux pas de la maison. D’abord quelques avant-midis par semaine, puis tous les jours. Ensuite, tu t’es habituée à y dormir, et nous t’y laissions quelques journées entières. Tu aimes tellement ça, la garderie. Tu y arrives avec le grand sourire, et tu pleures quand on vient te chercher, parce que tu voudrais rester.

Tu as maintenant 17 mois, et tu grandis presque à vue d’œil. Tu es mon rayon de soleil, et chaque matin, j’ai un pincement au cœur en m’éloignant de toi. C’est difficile de te quitter, parce que tu es ce qu’il y a de plus important à mes yeux, et que j’aimerais avoir une relation fusionnelle avec toi. Par contre, le fait de te laisser grandir sans moi me permet de mieux apprécier les moments où tu es avec moi. Je les savoure, et je me fais des réserves de bonheur. J’aime t’amener à la piscine, tirer ta luge, te voir rire, de voir découvrir.

Comme tu es maintenant habituée à la garderie et que tu sembles t’y plaire, j’ai cru bon trouver une façon de me réaliser moi aussi. J’ai eu envie de repenser à mes aspirations professionnelles oubliées depuis ta naissance. Si on m’avait dit il y a quelques mois que je serais présentement en recherche d’emploi, je me serais probablement mise à pleurer, car je n’étais pas prête. J’ai arrêté de penser que chaque moment sans toi est une perte de temps, et j’ai choisi de m’investir dans un projet nouveau. Loin de moi l’idée de t’abandonner, même si c’est parfois l’impression que j’ai en te déposant le matin, mais je nous promets un avenir rempli de beaux moments. Si un jour tu as besoin de moi, sache que tu seras toujours ma priorité, et que malgré toutes les décisions que je puisse prendre, tu restes au centre de mon univers. Tu es et tu seras toujours mon bébé.

Maman

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