Hommage à ma mère, hommage aux mères

Un texte d’Axelle

La fête des Mères, pour moi, ça a toujours été une belle fête, où ma maman méritait pleinement sa petite carte et son bricolage. C’est une fête un peu commerciale, où on se sent parfois obligé de donner quelque chose aux mères qui nous entourent. Du genre : « Hey, c’est pas la fête des Mères bientôt ?? Faudrait bien que je me grouille à aller chercher quelque chose pour la mienne. ». Avouez que c’est un peu ça pour vous aussi…

Là où ça a pris un tournant spécial dans ma vie à moi, c’est quand mes parents se sont séparés. Mon père est sorti de ma vie, et ma maman a essayé de combler la place vacante le mieux possible. Tant et si bien que moi, à l’école, j’ai même inventé la fête des mapas, au lieu de la fête des Pères, parce que ma mère jouait les deux rôles, et qu’elle méritait, elle aussi, le fameux combo carte/bricolage destiné aux pères!

J’ai toujours eu une admiration sans borne pour ma mère. Avec la séparation, on va se le dire, elle ne l’a pas eu facile. Mais on va aussi se le dire que j’ai vraiment, mais vraiment eu une belle enfance.

Quand je me compare à d’autres enfants ayant eu de drôles d’histoires familiales, j’ai toujours trouvé que j’ai eu une chance inouïe d’avoir choisi le ventre de ma mère. Que j’avais pas mal gagné le jackpot à la loto de la maman.

Ma mère, c’est un roc. Oui, elle n’est pas inébranlable, mais c’est une femme intègre, sur qui on peut compter. C’est une femme avec des belles valeurs. C’est une femme qui a bien longtemps fait passer la terre entière avant elle (le genre de femme que tu inscris à Décore ta vie, ou à Métamorphose, parce qu’elle mérite une parcelle de ce qu’elle a grandement donné, un petit retour de boomerang…).

C’est le genre de mère monoparentale, qui puise je ne sais où pour trouver les sous, et envoyer sa fille de 11 ans vivre le trip de sa vie, outremer, pendant qu’elle-même rêve de prendre l’avion pour la première fois. Pour la petite histoire, elle a pris l’avion pour la première fois quand j’ai quitté la maison (à 25 ans!!!). Elle l’a attendu, son voyage !!

C’est le genre de mère qui traîne sa fille de 15 ans en camping, parce que vivre des moments en famille, pour elle, ça n’a pas de prix. Deux décennies plus tard, croyez-le ou pas, je me souviens certainement des foutus orages passés sous une tente qui voulait virer à l’envers (nous, on voyageait sauvage un peu), mais je me souviens surtout de tous les fous rires, de toutes les parties de crib, de tous les moments passés dans le lac, en randonnées, et même des heures de vélos, que mes fesses n’ont jamais vraiment appréciées.

Je comprends, maintenant que je suis maman, comment ça a pu déchirer son cœur quand je suis partie de la maison. Comment désorientées les mères doivent se sentir, après avoir tant donné, après avoir vécu tous ces moments de vie avec leurs petits, moyens, grands enfants… Comment ça doit être difficile de passer de la scène elle-même, à quelqu’un qui est, avec un peu de chance, aux premières loges, ou quelque part dans le parterre. À vous, les mères, il faut que vous sachiez que nous, vos enfants, on a pris du recul.

Je voudrais que vous sachiez, vous les mamans, qu’avec du recul, la seule et unique chose qui ressort de nos vies, c’est à quel point nous avons grandi dans des cocons d’amour!

Aujourd’hui, j’ai une pensée pour les mères qui vivent dans les mémoires, celles qui sont dans les cœurs de leurs enfants pour la vie… J’ai une pensée pour les mères qui sont loin, celles qui voudraient donc aider plus, et qui ne sont qu’à un appel téléphonique de pouvoir rassurer, et conseiller. Et en pensant à ces mères-là, je me sens vraiment choyée d’avoir une mère, une grand-mère, et une belle-mère si près et si présentes.

À ma Mom d’amour,

Tous les jours, tu étais là maman, pour m’aider, pour m’accompagner, pour me faire découvrir le monde, pour forger mon identité. Et je peux dire que dans notre maisonnée de deux personnes et un chien, il y a eu plus d’amour que dans bien des foyers mieux nantis. Et ça, c’est un méchant beau trésor!

 

Quel beau texte, n’est-ce pas?

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