Foutez-nous la paix avec vos cigarettes!

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours détesté la cigarette. Ma mère a fumé très longtemps et petite, je passais mon temps à lui dire que je trouvais ça dégueulasse. Ça fait quelques années qu’elle a arrêté, et ça fait une énorme différence, même vu de l’extérieur ; je m’inquiète moins pour sa santé, j’ai arrêté d’être victime de la fumée secondaire, et je ne suis plus importunée par les mauvaises odeurs. Alleluia!

Je suis assez vieille pour me souvenir des sections fumeurs au restaurant. À une époque, les gens fumaient dans les hôpitaux, les écoles, et même avec leurs enfants dans la voiture. C’était socialement accepté, même que c’était la norme. Heureusement, les temps ont changé et des lois sont maintenant en place pour éviter ce genre de situation, mais j’ai toujours du mal à comprendre comment ça a déjà pu être permis.

 

L’air de tous

Il y a un nouveau règlement, peu connu j’ai l’impression, qui interdit de fumer dans un parc. Samedi soir dernier, j’assistais à un spectacle donné à la Fête de la famille de St-Émile. Il devait y avoir au moins 8000 personnes. Plusieurs enfants y accompagnaient leurs parents. Normal, c’était une fête FAMILIALE!

Parmi nous, de nombreux fumeurs qui enchaînaient les cigarettes. Après chaque bouffée, ils laissaient échapper un large nuage de pollution, qui enveloppait des dizaines de personne sur son passage. Des enfants, des femmes enceintes, des asthmatiques peut-être, et des gens qui, malgré qu’ils n’aient pas de condition de santé particulière, n’avaient pas nécessairement envie d’être intoxiqués par la fumée des autres. Mes mots pourraient sembler un peu forts pour certains, mais je trouve que les gens qui fument en public, tout particulièrement dans une foule, sont égoïstes, inconscients, irrespectueux. Ils ne semblent pas réaliser que le plaisir que leur procure leur petit bâton toxique nuit à la santé des gens autour d’eux.

J’aimerais que les organisateurs d’événements soient plus stricts. Qu’avant un spectacle, un message soit fait comme quoi il est interdit de fumer, tout comme c’est annoncé dans les salles de spectacles avant une représentation. J’aimerais que le règlement soit respecté, tout simplement, et que les fautifs soient avertis.

 

La propreté des aires communes

Il y a quelques semaines, je suis allée visiter ma mamie qui habite au Boisé Vanier, une résidence pour personnes âgées. Nous nous sommes assis dans la cour, sur une balançoire. Ma fille jouait par terre, à travers des dizaines de mégots de cigarette. C’était dégueulasse. Des cendriers étaient pourtant disponibles, à quelques pas des balançoires. Les gens ne s’étaient pas donné la peine de les utiliser. Ce jour-là, j’étais triste de constater que des êtres humains ne prenaient pas soin de leur espace de vie. Qu’ils étaient négligents au point de faire exprès de pourrir leur sol.

Même chose dans la cour de mon appartement. Des voisins lancent leurs mégots au sol, sur l’asphalte et sur le gazon. Parfois même sans les éteindre avec leur pied. Ceux-ci continuent leur combustion, leur pollution. Plus jeune, ma fille s’en est mis un (éteint, fiou!) dans la bouche. Je ne m’en suis pas aperçu immédiatement, mais quand je l’ai vue mâcher quelque chose et que j’ai constaté ce que c’était, vous ne vous imaginez pas le haut le coeur que j’ai eu!

Ce n’est pas normal de jeter ses mégots de cigarette n’importe où. Tout comme de jeter sa gomme à mâcher dans la rue. C’est sale, ce n’est pas biodégradable, et ça nuit au bien-être commun.

 

Regretter une vieille habitude

Je termine en vous partageant une tranche de vie. La semaine dernière, j’avais rendez-vous avec mon hématologue. Dans la même salle d’attente, il y avait des gens qui attendaient leurs traitements de chimio. Chaque fois que j’y vais, ce sont des dizaines de personnes qui se font appeler «Monsieur X, salle de traitement 5». Dès que je l’entends, cette petite voix qui dirige une personne vers sa chimiothérapie, j’ai le coeur à l’envers.

En attendant mon tour, j’écoute les gens parler. Ceux qui viennent plusieurs fois par semaine pour leurs traitements, ils se connaissent, se saluent par leur petit nom. La femme à côté de moi, elle avait une tumeur au cerveau. Elle était accompagnée de son mari atteint d’un cancer du poumon. Il ne fumait plus, mais il avait fumé il y a de ça 25 ans. C’est des années plus tard que le mal l’a rattrapé. Sans sa chimio, on lui donnait trois mois à vivre. Aujourd’hui, il est vivant, mais sa qualité de vie est réduite. Imaginez passer plusieurs heures par semaine avec une aiguille dans le bras!

La larme à l’oeil, il disait à quel point le golf lui manquait. Mais il n’avait plus la force d’y jouer. Son plus grand espoir, c’était de rencontrer son petit-fils. Mais pour ça, il devait survivre trois mois.

S’il avait su. Si, il y a quarante ans, il avait été informé comme les gens le sont aujourd’hui des méfaits de la cigarette, jamais il n’aurait fumé. Mais pour lui, c’est trop tard.

 

Sentiment d’impuissance

J’en veux profondément aux gens qui fument près de moi, mais surtout près de mon enfant. Je sais que les fumeurs ont des droits, que pour eux, fumer est une liberté. Mais j’aimerais que cette liberté s’arrête où celle de l’autre commence. Que ceux qui ont fait le choix de ne pas fumer n’aient pas à respirer la fumée secondaire.

Que puis-je faire pour que ça change? Malheureusement, je me sens impuissante.

Pour protéger votre santé et celle de votre famille, vous avez le droit de vivre dans un environnement sain et sans fumée.

À quand le vrai changement?

 

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