Ma bible pour la gestion des pleurs

Il est 5 h 30 du matin, ta journée commence… T’as pas bien dormi, et ta progéniture non plus. La journée va être longue, très longue. Tu pressens déjà que ce sera de la gestion de crise.

Constante.

Il est 17 h, t’arrives de la garderie avec bébéloup. Tu lui enlèves ses bottes, ses mitaines, son manteau, et erreur, sa tuque et son cache-cou! Te voilà embarqué dans une demi-heure de gestion de crise on and off. Tu n’en peux plus.

Tu n’as aucune patience toi non plus? C’est indescriptible l’énervement que tu ressens face à ton enfant qui fait le bacon malgré toute la bonne volonté que tu mets à le calmer et lui changer les idées?

Ça te prend un livre : J’ai tout essayé!: opposition, pleurs et crises de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans, de l’auteure Isabelle Filliozat.

Une bible!!

Non, elle n’a pas de remède miracle pour « guérir » ton enfant de son attitude. Mais elle explique ce qui peut bien se passer dans sa tête, et sa compréhension d’enfant de 1 à 5 ans. Il vit des choses intérieurement, des stress, des tempêtes, et malheureusement pour lui, ses portes de sortie sont les larmes et les cris.

Quand tu comprends pourquoi ils réagissent de la sorte, c’est beaucoup plus facile de recevoir leurs humeurs de « truck » et leurs crises sans fin.

Dans son livre, une image m’a particulièrement marquée.

Un enfant voit un pot de biscuits sur une tablette, très haut. Il a vraiment envie d’un biscuit, et invente un stratagème pour atteindre les biscuits. Le parent arrive dans la pièce et l’avertit de ne pas les toucher, que c’est non avant le repas.

L’enfant est en pleurs, grosse crise.

Elle nous mentionne alors que l’enfant, plus que tout, devrait être félicité pour son ingéniosité, et, plutôt que de lui imposer un non catégorique, propose de lui dire simplement :

Bravo pour ton ingéniosité! Je vois que tu as envie de biscuits, choisit celui que tu veux, et nous le mangerons pour dessert.

Valoriser son enfant dans sa quête d’autonomie, versus lui dire non, car ça rend la situation plus pratique pour nous. Prévoir deux minutes de plus pour que notre enfant mette ses bottes, au lieu de les lui mettre nous-mêmes en disant que nous n’avons pas le temps.

Mes trois nouveaux trucs (ne pas s’en mettre trop sur les épaules, ce serait dur à appliquer au quotidien) :

1.Prendre le temps de le regarder quand il demande de l’attention. Ne pas continuer ma vaisselle en lui disant d’aller jouer avec ses camions en attendant que j’aie terminé. Prendre 1 minute, le regarder, lui sourire et lui dire :

Maman est occupée en ce moment, il m’en reste pour 5 minutes, veux-tu aller préparer le jeu en attendant que j’aie terminé? Je viens te voir tout de suite après.

2.Lui offrir des choix. Ce n’est peut-être pas ce qu’il aurait choisi, mais il a l’impression de faire partie de la décision et renforce sa confiance en lui.

3.Le laisser pleurer si c’est ce dont il a besoin. Lui offrir une présence rassurante, et accueillir sa tristesse. Je me permets de plus en plus souvent de lui demander ce qui le rend triste, ce qui, étonnamment, désamorce les pleurs très vite. Je crois qu’il se sent écouté et en sécurité.

En lisant ce livre, notre perception change et nous aide à nous mettre à la place de nos enfants aux cerveaux encore immatures. Il nous est alors possible de dédramatiser et de prendre sur nous pour accueillir leur stress et faire en sorte que le soleil se montre vite après la tempête.

Et vous, avez-vous des trucs pour désamorcer les crises? N’hésitez pas à les partager, car chaque enfant peut réagir différemment à nos interactions. Il est parfois nécessaire de faire plusieurs essais avant de trouver ce qui leur convient!

Vous pouvez aussi visiter son site Web, où plein de capsules vous attendent pour répondre à vos questions : https://www.filliozat.net/ 

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