À toi, mon bébé envolé!

Un texte de notre collaboratrice Lexie

Mot de l’Éditrice: Ce texte vient conclure l’histoire que vous avez découverte dans le texte «À toi, mon bébé qui ne grandira pas». Si vous n’avez pas lu ce texte, je vous invite à le lire en cliquant sur le lien. Celui-ci s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre, puis vous pourrez revenir à ce texte-ci par la suite. Bonne lecture!

Voilà, plus de deux mois sont passés depuis que tu es vraiment parti. La fin n’a pas été facile. Le médicament qu’on m’avait prescrit (Misoprostol intravaginal) m’a provoqué des crampes très intenses, une grosse hémorragie et plusieurs pertes de conscience. Notre histoire s’est tristement terminée dans ce lieu froid et stérile, où on a dû t’enlever à moi. J’ai cru que j’irais te rejoindre plus rapidement que prévu. Même si j’aimerais beaucoup être avec toi, je suis encore plus reconnaissante d’avoir eu la chance de continuer à voir grandir ton grand frère.
Je n’ai aucun doute sur le fait qu’un jour on se retrouvera, mais pas avant très longtemps.
J’ai passé tellement de jours, de semaines et de mois à souffrir de ta perte qu’une partie de moi s’est complètement éteinte. J’ai fini par me lever un matin et réaliser que plus je m’éteignais, plus j’éteignais la lumière et la joie chez ton frère. Dans toute cette histoire, c’est sans doute lui qui a le plus payé. J’ai eu de la difficulté à l’admette, tu n’as pas besoin de moi, tu continueras toujours à briller dans le ciel, même si je suis heureuse, même si je continue à avancer et à profiter de la vie. Donc, je me suis reprise en main pour ton frère, qui avait tellement besoin que sa maman le regarde lui, et non pas tout ce qu’elle avait perdu.
 Il a besoin que je garde le sourire, que je lui apprenne que la vie est magnifique, même si elle peut être cruelle parfois. Il doit savoir que même dans les pires journées et dans le plus grand des malheurs, on peut ressentir une grande joie. Il doit vivre pour aimer le plus possible et en profiter chaque jour. Il doit apprendre qu’on se remet de tout, et qu’à chaque fois que l’on tombe, on doit se relever, même si c’est difficile.
Je continue à vivre, à sourire, à aimer et à profiter tous les jours, pour lui, pour le voir sourire et le voir grandir.
Te perdre restera toujours en moi comme une cicatrice, mais chaque cicatrice me rappelle que j’ai survécu et que j’arriverai à tout surmonter.
Je t’aime mon bébé envolé, ma petite étoile filante.
On se reverra un jour!
De celle qui ne sera jamais ta maman.

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